Collectif Parentalité pour la JD – samedi 10 mars 2018
Nous étions 8 personnes présentes ce jour-là.
Une première remarque de la part d’une personne qui est présente pour la première fois et qui a essayé de prendre connaissance des travaux du collectif à travers les comptes-rendus.
« Les comptes rendus du collectif ne sont pas faciles à comprendre quand on essaie de les lire sans y avoir participé ». Le compte rendu n’est pas facile à faire parce que dans le world café des mots et des phrases sont jetés et qu’ensuite on essaie de compléter ces phrases avec le souvenir qu’on a des différents témoignages qui ont été énoncés oralement et qui racontent des expériences vécues.
C’est pour cette raison qu’a émergé l’idée d’enregistrer les débats pour pouvoir ensuite se référer de façon plus précise à ce qui a été dit.
Les personnes présentes valident la proposition d’enregistrer les échanges. C’est un essai qui sera renouvelé s’il ne demande pas trop de temps de traitement.
Il n’y a pas d’accès direct au site coopératif Trello donc il faut penser à vérifier que les CR sont bien en ligne sur le site de Terre-Contact.
Les différentes idées qui ont émergé depuis les premières rencontres sont présentées.
Différentes réactions à partir de ce qui est présenté : « Il est important de parler aussi du partage des expériences et des informations, des ressources entre parents. C’est ce qu’on fait dans les ateliers de yoga prénatal, parents-bébés ou entre futures mamans. Des futurs parents ou des nouveaux parents. Le fait d’avoir des publics hétérogènes c’est super riche, d’avoir des mamans qui sont à différents stades de grossesse. C’est énorme. Les futures mamans qui sont en recherche d’informations. Quand tu as une future maman, comme dans le dernier atelier, une maman qui a un premier bébé à 45 ans, elle n’est pas très informée et puis il y a 10 autres mamans qui peuvent donner des conseils qui ont plein d’expériences. Elles peuvent échanger sur ce qu’elles vivent et comment elles le vivent et puis sur ce qui existe sur le territoire. Et c’est le groupe qui le fait. Ça crée aussi du réseau. »
« L’atelier il permet ça si tu l’autorise. Tu fais en sorte que les connexions elles se produisent et que la parole puisse se libérer à ce moment là. Que ce soit suffisamment rassurant pour que les femmes puissent se livrer ».
« Alors que les mamans elles viennent pour faire du yoga et elles n’ont pas forcément en tête qu’elles vont parler de parentalité. Mais du coup le fait que moi je n’amène que le cadre et que ce soit le groupe avec des personnes qui viennent toutes les semaines, que des liens se tissent, qu’elles se voient à l’extérieur, ça crée un vrai lien, elles se connectent vraiment ; elles se voient à l’extérieur, elles vont boire des coups ensemble. Ça crée un amont de la parentalité. Il y a un énorme besoin de parler, d’échanger. Si je ne les arrêtais pas elles continueraient à parler. Je vois un réel besoin parce qu’il n’y a pas beaucoup d’endroits. Tu vas chez la sage femme chez la gynéco mais tu es toute seule. Il y en a quelques-uns qui font du collectif mais peu. La leche-ligue fait ça autour de l’allaitement. »
« Moi j’ai eu ce genre d’échange dans le cadre de la préparation à l’accouchement ».
Ce qui intéressant aussi c’est l’intergénérationnel : un bébé avec sa maman et ses grands-parents. « Tu as des échanges sur ce qui se faisait avant et se fait aujourd’hui, ce que ça fait d’avoir des petits enfants ; c’est intéressant de parler de ça ». « Sur Clermont, moi j’ai mis ça en place entre la maison de retraite et l’école maternelle ; je me suis inspirée de ce que j’avais connu à la crèche d’Aspiran. L’idée c’est que les enfants rencontrent les personnes âgées, qu’ils osent se toucher, se regarder. C’est pas facile ». « Il n’y a pas beaucoup d’espaces de rencontre avec les personnes âgées ; moi qui n’ai pas de famille ici, mes enfants ne rencontrent pas de personnes âgées ».

Deux entrées sont proposées aujourd’hui. Avec pour objectif de parler des connexions entre parents, entre parents et professionnels, entre professionnels mais SANS l’outil « Internet » !

« Être parent ou devenir parent sur le Clermontais : de quoi a-t-on besoin ?»
L’idée c’est qu’on n’est pas parent de la même manière en fonction du territoire sur lequel on vit.
Une maman explique qu’elle est en recherche essentiellement d’idées de sorties, de ballades adaptées avec les enfants, d’idées pour les occuper.
« Là il faut de la mobilité. Ici pour certains parents c’est vraiment une contrainte. Par exemple pour aller au skate park il faut pouvoir se déplacer à Gignac, Montagnac ou Montpellier ».
« Il y a un problème de transports ; il n’y a pas beaucoup de bus. c’est très mal desservi.
Beaucoup de parents n’ont pas de voiture ».
« Ça dépend de l’âge des enfants. c’est compliqué aussi pour les ados ».

« Pas de médiathèque sur Clermont donc difficile quand un enfant n’a pas d’ordinateur d’accéder à un poste informatique ». La discussion permet de découvrir qu’il existe la possibilité d’accéder à des ordinateurs à la bibliothèque.
« Il existe quand même beaucoup d’activités parents-enfants, mais c’est plus petite enfance ».
« Il y a aussi le Réseau jeune de la communauté de communes ».
« c’est entre 3 et 12 ans que ça manque ».
« Moi j’ai découvert Terre-Contact par hasard. Mon réflexe c’est d’aller vers l’office du tourisme et je suis surprise de ne jamais avoir entendu parler de ça ! Je n’ai rien trouvé sur Terre-Contact ! »
Question de l’information : comment les parents qui arrivent sur un territoire cherchent l’info ? Comment ils la trouvent ? Par quels moyens les associations peuvent la leur transmettre ?
Plusieurs lieux ou outils « stratégiques » sont évoqués : annuaire des associations ; écoles ; clubs sportifs ; associations de parents d’élèves, les associations …
« il faut que l’information passe sur le chemin des parents pour qu’ils puissent l’attraper »
« il faut se soucier de ce que font les parents et aller à la rencontre des parents » ; « c’est la démarche de Terre-Contact : aller à la sortie des écoles. c’est souvent la rencontre directe avec les parents qui fonctionne ».
« Paradoxalement je vois des mamans qui sont seules et qui font des km pour aller chercher l’information ».
« Il y aussi certains village où localement il y a plein de choses qui s’organisent. Des journées à thème, des actions, des initiatives. Souvent autour de la famille. Ça fait des points de rencontre, de moyens de faire des choses ensemble qui ensuite font participer tout le monde ».
« Maintenant il font des lotos. Difficile de savoir s’il y a tant d’échanges que ça dans les lotos ; ça dépend de qui l’organise et de si les personnes viennent pour se rencontre ou pour jouer et gagner ». « Généralement il faut absolument avoir les lots avec le jambon et le panier garni ». « Dans d’autres lotos on gagne de l’argent ». « c’est un truc de fou les lotos ici ».
« Il y a le loto de la calendrette ».
Les réseaux « occitan » organise pas mal de choses. Calendrette, association d’occitan qui organisent des baletti ou total festum (fète de la musique, ballades, activités famille, concerts). « En terme d’intergénérationnel c’est super ».
« Moi j’en avais jamais entendu parler de ça ».
« Sur les espaces à Terre-Contact ce qui fonctionne beaucoup pour se passer des infos c’est la pratique : les parents qui racontent ce qu’ils font et qui invitent les autres. Les connexions sont simplifiées parce que c’est les pairs qui donnent les infos. Peut-être que tu n’as pas encore eu l’occasion d’être coachée par un pair (rires) ... »
« Il faudrait fonder un réseau d’information pour les parents. »
Débat autour des moyens d’information ; via la mairie ?
Une personne ressource sur le territoire qui était à la culture au Conseil départemental : Henri Cartayrade, il est à la retraite mais qui continue à informer via une grosse liste de diffusion.

« Parents professionnels : comment se crée la relation ?
« Moi les premiers professionnels dont j’ai eu besoin en arrivant sur le territoire c’est les professionnels de santé ».
« Ce qui fonctionne c’est le bouche à oreille ; puis en testant par exemple dans le domaine de la santé il faut tester ».
« Il n’y a pas beaucoup de pros dans sa vie mais ceux qui sont là ils ont une place importante.
Quand ça fonctionne ça compte ».
Choix du généraliste. Ex d’une personne qui fait le choix de continuer à voir un généraliste qui est le médecin de la famille depuis longtemps même s’il est très loin du lieu d’habitation. Suite à la longue maladie d’un des membres de la famille, des liens forts se sont créés (le médecin a même donné son numéro de portable).
« Ici sur Clermont, il y a peu de professionnels de santé. Quelques permanences mais certaines retours sont plutôt négatifs ». Des temps d’attente très importants. Un seul gynécologue, donc pas de choix. Il y a aussi le cabinet de sages femmes. Pas de pédiatre.
« Le réseau entre pro ne marche pas toujours ». Expérience d’une association de yoga adressée aux femmes enceintes qui s’est implantée en 2005 ; ça ne passait pas du tout avec les sages femmes qui vivaient ça comme de la concurrence. Il y avait de la méfiance alors qu’elle faisait du yoga. Ça a mis du temps.
« Dans les réseaux parentalité on voit qu’entre les professionnels il y a beaucoup de concurrence ; s’il y a beaucoup d’offre d’actions de soutien à la parentalité sur un territoire, il y a une concurrence du fait des financements qui sont contraints. La parentalité c’est un marché ».
« Ça peut être aussi lié à une absence de pratique de fonctionnement en réseau ».
Quelle est la situation sur le territoire ? En même temps impression qu’on n’a pas l’habitude de fonctionner en réseau et en même temps qu’il y a de nombreux liens établis entre les pros ; pour exemple le repas des acteurs de Terre-Contact. Cet espace est très fréquenté et en même temps les personnes présentent ne connaissent pas forcément.
« Concernant les médecins, l’enquête que la Cnaf avait menée nationalement auprès de 6000 parents montrait que le premier interlocuteur des parents c’est le médecin, et que par contre les parents n’ont qu’une faible connaissance des dispositifs et des actions de soutien à la parentalité ».
« Comment tu les rencontres les associations ? Moi j’ai vraiment ce barrage, toutes les associations dont tu parles je ne les connais pas ».
Une professionnelle explique : « quand j’ai été enceinte la première fois j’étais en difficulté et j’aurais eu besoin d’un soutien et personne ne m’a orienté, je ne savais même pas que ça existait, je n’avais pas d’ami pas de parents, c’était compliqué. C’est maintenant que je suis professionnelle que j’apprends tout ça et que je vois tout ce que j’ai raté ».
« Moi c’est pareil j’habitais à côté d’une commune où il y avait un point écoute mais je ne connaissais pas alors que c’est un lieu anonyme, ouvert à toutes les familles, gratuit et que j’aurais pu en bénéficier »
« Finalement les parents qui sont au courant c’est ceux qui sont très en difficulté et qui vont être pris en charge par les travailleurs sociaux ». « Il faut toucher le fond en fait ».
« À l’autre extrême, moi dans mes ateliers, je vois rarement des personnes en grande difficulté, par contre je vois les « bios-bobo » ». À Aspiran, une école où ils proposent des repas végétariens et bios.
« La journée départementale c’est aussi un événement qui permet de transmettre des infos pour les parents. Ce sera le 5 octobre. La veille on pourrait même imaginer un temps pour le Clermontais ». « Tout ça c’est dans la logique des REAAP (Réseaux d’Ecoute d’Accompagnement des Parents) qui permette la rencontre entre les parents, les pros et les élus.
« La question du choix du jour de la JD est toujours compliqué : si on le fait le dimanche on est sur que les pros ne viennent pas ; donc on s’est dit qu’on allait le faire le vendredi en espérant que les parents qui ne travaillent pas et ceux qui ont leur RTT viendront ».
« Les pros s’ils viennent à la JD c’est pour quoi ? » ; présentation de l’historique des journées départementales et de ce qui est prévu pour la journée. Présentation de l’existence et du fonctionnement des réseaux parentalité du département et du fait que la JD est un temps de rencontre pour les réseaux et de mise en visibilité de leurs actions.
« les dates ça me fait penser qu’on met vraiment les professionnels en avant alors que c’est une journée parentalité » ; discussion autour de l’intérêt de permettre que soient présents à la fois les parents et les pros, en étant très pragmatique.
« Les professionnels tu penses qu’ils vont apporter quoi ? » : quand on dit professionnels ce sont tous les opérateurs, toutes les associations qui mettent en place des actions.
« Ce qui est intéressant pour la JD c’est que ce soit un temps de dialogue entre parents et professionnels ».
« Je voyais cette journée au service des parents et du coup les professionnels motivés qui ont envie de se faire connaître ont l’effort à faire pour venir un dimanche plutôt que des parents qui doivent poser leur journée » ; « oui mais ça reste des professionnels, et c’est leur profession et pas leur vie donc ils ne vont pas venir un dimanche » ; « en fait il y a peu d’associations et peu d’institutions qui mettent à disposition leur professionnels le weekend ou qui pensent leur intervention le dimanche, même si ça peut poser question ».
Le choix du jour est compliqué : « sur Lunel une action avait été mise en place un dimanche parce que l’hypothèse était que les papas puissent venir et en fait il n’y a eu aucun père. Pour certaines familles, le weekend c’est un temps pour la famille ».
Question des salles disponibles sur Clermont. Idée d’un chapiteau pour la JD.
Idée de passer par la liste de diffusion de l’élue à la scolarité de la Ville de Clermont pour diffuser les infos du collectif et inviter à y participer.