Le samedi 16 décembre, parents et professionnels étaient réunis pour échanger sur la thématique "connecter - se connecter"

Quelques notes de la rencontre parents-professionnels

du samedi 16 décembre 2017

au gymnase Rebichon à Clermont l’Hérault

Participants : Laure, Régis, Stéphanie, Elisabeth, Céline, Perrine, Bérangère, Claire, Mireille, Abella, et 3 enfants très patients.

Un plus petit comité pour cette deuxième rencontre parents-professionnels du Clemontais.

En attendant quelques personnes retardées, le groupe a établi le calendrier des rencontres du premier semestre 2018.

le voici :

 

Régis rappelle le contenu de la dernière réunion et rapidement les échanges commencent.

Comment faire alliance entre parents et professionnels, comment reconstruire quand le dialogue est rompu ? Il est important de rencontrer les gens, de faire de la pédagogie, de travailler sur les institutions, le cadre, les représentations.

Comment faire le tri des informations sur internet par ex. ? Nous sommes parfois très méfiants, très vigilants ? Il nous faut apprendre à gérer l’information.

Le groupe se répartit en binômes pendant une dizaine de minutes pour jeter des mots, des idées sur la thématique

  « parents-professionnels, connecter, se connecter « 

voici les mots jetés :

et ci-dessous les idées échangées :

Se connecter à qui ?, où ?, à quoi ?, pourquoi ?, comment ?, quand ?

Pourquoi ?

Pour partager, échanger, communiquer,

se soutenir, notamment pour faire face aux situations difficiles (ex d’une famille bouleversée par la maladie d’un de ses membres et qui se trouve en plus coupée de son réseau cf « à qui se connecter ? »)

rompre la solitude, l’isolement, tisser des liens (par exemple, quand on est nouveau dans une région)

pour diffuser, transmettre

besoin de réseau social, d’écoute et d’échanges

« Je suis sur Internet pour être en contact avec d’autres personnes. Il y a beaucoup d’autres usages mais pour moi c’est surtout ça. »

Comment se connecte-t-on à l’autre ?

Comment se connecter. L’aspect financier est non négligeable dans l’installation d’internet chez soi.

Il y a aussi la difficulté liée à l’utilisation de cet outil.

Devant le flot d’informations à disposition, il est important de lier le développement de l’esprit critique à l’apprentissage de l’outil.

Par mails, sms, réseaux sociaux, forums, snapchat enfants-parents– groupes

Une réflexion a lieu sur le rapport au temps et à l’espace, qui se réduit. Les informations circulent vite et donc une forte réactivité possible.

Et avec les écrans le corps physique disparaît : l’image de la personne qu’on n’a plus en face de soi, le corps qui est immobile sur une chaise, ne bouge plus et ne réagit plus aux signaux envoyés par le corps de l’autre.

« En tant qu’élue, j’ai un sas pour ne pas être envahie. J’ai un service qui reçoit par mail ou voie téléphonique des demandes, j’y réponds par le sas du service. »

Elisabeth rajoute : « Personnellement, j’aime rencontrer les gens physiquement ; s’il y a un besoin je propose un entretien. »

  • Par des rencontres physiques ;

  • le langage non verbal ;

  • le bouche à oreille ;

  • Internet (aspect financier, risques)

  • les emails ;

  • les sms ;

  • les réseaux sociaux ;

  • le téléphone

 

Il faut être vigilant à :

  • avoir un langage commun ;

  • informations dématérialisées ;

  • gestion base de données ;

  • codes, codes sociaux ;

  • écouter entendre, prendre en compte la personne

 

A qui ?

La place du professionnel

Plusieurs échanges ont lieu sur le lien aux professionnels, notamment aux professionnels de santé. Comment se connecter avec les professionnels ?

Quand les professionnels fonctionnent en réseau, le parent arrive plus rapidement vers le bon spécialiste. Il est toutefois nécessaire de faire le premier pas vers un professionnel et d’être force de proposition. Une autre question se pose, celle de l’anonymat quand les données personnelles transitent si rapidement dans l’espace, d’un professionnel à un autre.

Un professionnel peut faire peur. Le parent a besoin de son écoute.

Un parent témoigne que dans une situation de maladie, le réseau social s’amenuise et la famille est en risque d’isolement, alors qu’au contraire, elle aurait besoin d’échanges. La maladie fait peur, il ne reste souvent que les professionnels, qui pallient au besoin de réseau social. Et là, le réseau internet est précieux, à défaut de réseau physique. : « la maladie fait peur, alors tout le monde s’en va. Ce qui s’est passé : simplement les enfants n’ont plus été invités. Et là heureusement qu’il y a les professionnels et le réseau internet. Quand la médecin généraliste entrait dans la maison c’était presque la fête »

Les réseaux via le net

Sur le net, on peut aller directement sur les questions qui nous concernent. Dans la rue, c’est plus difficile d’aborder des inconnus avec des questions précises.

Témoignage : « se connecter en réseau peut permettre de se retrouver en réel. Ex de la Leche ligue, les mamans ne viendraient jamais parler de ça si elles ne démarraient pas via les espaces virtuels ».

 

  • à soi (avec la méditation, l’intuition…) ;

  • à ses enfants (par la psychologie, l’éducation…) ;

  • aux autres ;

  • aux professionnels ;

  • aux référents

  • à mes enfants,

  • à moi

  • à la terre (alimentation, bio,

  • aux autres besoin d’un réseau social

 

Où ?

De nombreux échanges ont lieu sur les connexions via Internet, et plusieurs notent que les rencontres physiques sont nécessaires.

Par expérience, dans les Maisons d’enfants à caractère social, les parents sont un peu oubliés.

A Terre-Contact, il existe un système de réseau de parents. Parfois des familles qui se rencontrent, connaissent des difficultés similaires. Ceci facilite la compréhension de la situation de l’autre mais en même temps il est difficile de trouver des solutions.

A quoi se connecter ?

A une association, à son corps, à la terre, aux écrans.

Quand se connecter ?

Les risques

Risque d’isolement : 45% familles monoparentales sur Clermont l’Hérault.

Quand le réseau familial fait défaut, cela peut être compliqué pour le parent.

Le rapport à l’espace est abordé sur une question de santé publique : l’obésité, car il arrive qu’un temps important soit passé devant l’écran.

Via le virtuel, on ne peut pas repérer la communication non verbale. Le visuel, le corporel sont occultés.

En ce qui concerne les services administratifs : « on ne voit plus personne, il faut passer par Internet uniquement. Avoir un échange de visu est bien plus facile. » A noter que personne n’est responsable quand on passe par le virtuel. On rentre dans une sorte de magma : c’est « on ».

Une participante se demande comment se situe l’individu par rapport au professionnel ? « On a l’impression maintenant qu’on en perd le sujet, qu’on devient un objet. » Impression de ne pas être écouté, entendu, avec comme une peur d’être jugé qui induit plutôt une position de repli. On demande une forte adaptabilité aux gens et il y a peu d’adaptabilité des professionnels.

Une participante pense que les réseaux virtuels rendent plus facile le fait de parler sans filtres et qu’on fait moins attention à l’autre derrière un téléphone portable ou Internet.

Quelques anecdotes

Une jeune a créé un « faux » compte sur un réseau social pour sa mère, spécialement pour qu’elle puisse satisfaire son envie de se connecter, sans qu’elle empiète sur sa vie perso.

Deux autres anecdotes témoignent que des rencontres physiques permettent plus de clarté. Les échanges parents-enseignants via email semblent soumis à plus d’interprétations et peuvent générer des tensions.

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